samedi 16 juin 2018

Capricorne vs Cancer : L'histoire de Françoise Hardy (PopMatters) - (2ème extrait)

"Elle" est Françoise. Pour une génération de mélomanes du monde entier, le prénom suffira. Elle a gagné cette intimité; En plus de 50 ans et avec des dizaines d'albums, elle est entrée dans nos vies comme peu d'autres. Grâce à nos haut-parleurs stéréo et à nos écouteurs, elle nous fait des confidences, nous livre des secrets sur l'état de son esprit et de son cœur.

Certains ont adopté sa personnalité pour chanter (Mick Jagger, avec sa fausse-voix du sud, David Bowie, avec sa constante théâtralité). Mais pour ses performances, Françoise semble se mettre au micro et juste ... être. Et quand elle murmure: " Mais il y a des soirs où je déteste tout / Et ce sont tous les soirs où je repense à nous ", c'est moins une expression de sentiments qu'une constatation déchirante d'une réalité.

Citation :
Les Capricornes semblent se faire beaucoup de souci et ont souvent un certain « poids » oppressant sur les épaules dont ils ont du mal à se débarrasser. - Alan Oken (ibid)

Françoise a reçu des disques d'or et a récolté de nombreuses acclamations critiques, et ce pour avoir chanté des chansons qui explorent ses douleurs et ses tristesses personnelles. Même au plus fort de son succès, elle chantait le plus souvent comme si elle avait le cœur lourd. À son plus doux, sa voix était un soupir du cœur, à son plus fort, un appel à l'aide languissant d'amour. Ces sentiments saignent même dans certains de ses disques les plus optimistes. Écoutez seulement comme les notes staccato ludiques de son tube 'Comment te dire adieu ?' cèdent la place à la mélancolie dans la section médiane parlée. Cette mélancolie sous-jacente fait partie intégrante du son de sa signature vocale. Exploiter, sans calcul, les peines de cœur que nous ressentons tous de temps en temps, est un élément clé de son succès. Mais c'est plus compliqué que ça.


Texte original :

"She" is Françoise. For a generation of music lovers around the world, the first name will suffice. She's earned that intimacy; over 50-some years and dozens of albums, she's entered our lives in a way that few others have. Through our stereo speakers and ear buds, she's confided in us, let us in on secrets about the state of her mind and heart.
Others have adopted her personae to sing (Mick Jagger, with his faux-Southern drawl, David Bowie, with his constant theatricality). But for her performance, Françoise seems to step up to the microphone and just... be. And so when she murmurs, "Mais il y a des soirs, que je deteste tout / Et ce sont les soirs que je repense a nous" ["But there are nights when I hate everything / And those are the nights when I think back on us"], it is less an expression of feeling than a heartbreaking statement of fact.
Capricorns seem to worry a great deal and are often beset by a certain oppressive 'heaviness' which they find difficult to shed. -- Alan Oken (ibid)
Françoise has garnered gold records and reaped copious critical acclaim, all for singing songs that explore her personal pain and sadness. Even at the height of her success, she sang most often as though burdened with a heavy heart. At its softest, her voice was a heartsick sigh, at its height, a lovelorn cry for help. These feelings bleed into even some of her most upbeat records. Just listen as the playful staccato tones of her 1968 hit 'Comment te dire adieu?' give way to la melancholie in the spoken middle section. That underlying melancholy is an integral part of her signature sound. Tapping, without calculation, into that heartsickness that we all feel from time to time, it is a key component of her success. But it's more complicated than that.

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