samedi 15 septembre 2012

Françoise Hardy dans Big (2ème extrait)

En 1965, le magazine Big (numéro 21) annonçait la venue prochaine de Françoise Hardy en Italie..

Avec le caractère qu'elle a, elle serait capable de n'importe quoi. En Amérique personne ne la connaissait. Cet été elle a pris l'avion et elle est arrivée à New York. Tout à recommencer depuis le début. Faire écouter son disque aux uns et aux autres. A certains il ne plait pas, à d'autre il plait.

Comme il y a trois ans, quand à Paris avec sa petite guitare sous le bras elle faisait le tour de toutes les maisons de disques et d'édition : "Vous savez, j'ai une belle petite chanson que j'ai dédiée à tous ceux de mon âge, ceux qui ont toujours quelqu'un à aimer, quand je dois aller seule sans amour". Et ils secouaient la tête : "Non, non, ça ne va pas, ma fille. Est-ce que nous dînerons ensemble ce soir ?". Conclusion : "Des imbéciles." Jusqu'à ce qu'il y en ait un, un beau jour, plus malin que les autres, qui laisse de côté le dîner, et qui avec une seule bouteille de Champagne inaugure la mine d'or. Au moins trois cents mille disques vendus, rien qu'en Italie, de chaque nouvelle chanson du petit singe.

À New York, par contre, il ne lui a fallu qu'un mois et demi pour tout recommencer. Elle n'en a jamais parlé. L'habituel plus malin que les autres l'a engagée pour une télévision fabuleuse dans une émission couvrant les USA d'est en ouest dans le célèbre "Hullabaloo." Elle n'a pas eu le temps de conquérir le marché américain mais elle s'y est fait connaître comme un personnage important.


Texte d'origine :
"Con quel carattere che ha sarebbe capace di qualunque cosa. In America non la conosceva nessuno. Quest'estate ha preso l'aereo ed è arrivata a Nuova York. Tutto da capo. Io sono questa quella, senti il disco, piace, no, a me si. Cosi come tre anni fa, quando a Parigi con la sua chitarrina sotto il braccio faceva il giro di tutti i discografici ed editori : "Sa, io ho une bella canzoncina che ho dedicato a tutti quelli della mia età, quelli che hanno sempre qualcuno da amar, solo io devo andar sola sola, senza amor". E quelli scuotevano la testa : "No, no, non ei siamo, ragazza mia. Andiamo a cena stasera ?". Conclusione : "Imbecille." Finchè uno, un bel giorno, più furbo degli altri, lascio stare da parte la cena, e con una sola bottiglia di champagne inauguro la miniera d'oro. Minimo trecentomila dischi, solo in Italia, di ogni nuova canzone della scimmietta.
A Nuova York, invece, un mese e mezzo fa, tutto da capo. Mai sentita nominare. Il solito più furbo degli altri la acchiappa e la porta in televisione in un favoloso spettacolo coast to coast (da costa a costa) nel famoso "Hula buloo". Non ha avuto il tempo di conquistare il mercato americano ma si è fatta conoscere come un grosso personaggio."

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