mardi 4 septembre 2012

Françoise Hardy répond à The Independent (1er extrait)

Le 5 février 2005, paraissait une interview de Françoise Hardy accordée au journal The Independent.

Nous bavardons dans l'ambiance minimaliste et zen de son appartement du 7ème arrondissement [Jérôme : en fait il s'agit plutôt du 16ème]. Situé à seulement quatre minutes à pied de l'Arc de Triomphe, c'est un domicile qu'elle partage avec le musicien et acteur Jacques Dutronc. Dutronc, aussi célèbre que Hardy en France, est son compagnon depuis 37 ans, et son mari depuis 23 ans. "Quand nous nous sommes mariés en 1981 pour des raisons fiscales, notre fils Thomas avait déjà sept ans," rit-elle. "Si ce n'était pas pour les lois sur l'héritage, personne en France ne se marierait."

Hardy dit qu'elle occupe le rez-de-chaussée sans fenêtre de l'appartement, tandis que son mari apprécie la liberté des étages. Un bar bien rempli - probablement appartenant à Dutronc - est visible à travers une partie du plafond de verre au-dessus de nos têtes. Dans la luxueuse salle pavée de marbre dans laquelle nous sommes assis, une cave à vin vitrée ronronne doucement, comme si elle était heureuse de cacher en son sein des vins blancs coûteux.

Apparemment, nous sommes là pour parler de Tant de belles choses, le tout premier album de créations de Hardy depuis huit ans. Naturellement, nous le faisons, mais la star habituellement recluse parle aussi de ses aventures avec le beau monde du Londres des années 60, de sa passion pour l'astrologie, et de bien plus encore.

Après s'être joyeusement moquée de ma tentative pour la saluer en français, elle désigne à notre traductrice Jane ainsi qu'à moi-même, une table basse dominée d'un côté par une immense statue de Bouddha. "Mon mari l'aime beaucoup", dit notre hôte, "mais je suis la seule à porter de l'intérêt au bouddhisme."

Françoise Hardy

Texte original : "We're chatting in the minimalist, Zen-like surrounds of her 7th arrondissement apartment. Just four minutes walk from the Arc de Triomphe, it's a home she shares with the musician and actor Jacques Dutronc. Dutronc, as famous as Hardy in France, has been her partner for 37 years, and her husband for 23 years. "When we married in 1981 for fiscal reasons, our son Thomas was already seven," she laughs. "If it wasn't for the inheritance laws, no one in France would marry."
Hardy says she occupies the windowless ground floor of the flat, while her husband enjoys free reign upstairs. A well-stocked bar - Dutronc's presumably - is visible through a portion of glass ceiling above us. In the luxurious, marble-tiled room in which we are sitting, a glass-fronted wine chiller purrs softly, as though pleased with the expensive-looking stash of whites within.
Ostensibly, we've met to talk about Tant De Belles Choses (So Many Beautiful Things), Hardy's first album of all-new material in eight years. Naturally we do so, but the normally reclusive star also speaks about her adventures with the beau monde in 1960s London, her passion for astrology, and much more besides.
Having playfully mocked my attempt to greet her in French, she shows our translator, Jane, and me to a low coffee table dominated at one end by a huge statue of Buddha. "My husband is very fond of it," says our host, "but I am the one with an interest in Buddhism."

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